mardi 10 janvier 2012

Sa naissance et son enfance


NGUÉ  HANDY JEAN-PAUL
BONAVENTURE

DIKENS DALLAS JP

1963-2011


                                                 
Ngué Handy Jean-Paul Bonaventure a passé sa vie 
à consolider celles des autres.
Il a servi sa famille, ses enfants, sa femme, 
des étrangers et ses amis.
C'était un homme fier et intègre.
Il a eu plusieurs batailles sur terre mais les 
dernières et toutes récentes, 
sanglantes et sans merci, ont eu raison de sa vie. 
Mourir si jeune n'est pas acceptable.
Le Seigneur a décidé de le rappeler. Si l'on pouvait lui dire d'attendre un peu, il ne l'aurait certainement pas fait car Dieu seul sait, le pourquoi des décisions qu'il doit prendre sans appel.
Il a passé une vie paisible sur terre malgré l'adversité.
Il savait prendre la vie du bon côté.

Nous manquerons à jamais ce frère, cet ami, cet époux, ce papa, ce beau-frère, un ami et cet oncle tant aimé.

Jean-Paul est né à Metet. Son père travaillait alors à Djoungolo Yaoundé. Sa mère s'occupait des enfants à la maison. Il y avait à la maison, un chauffeur qui conduisait la voiture Simca et le Pick-up qui servaient aux voyages vers le village durant les vacances.
Nous sommes en 1963. La ville de Yaoundé est en pleine effervescence.

 Les enfants vont à l'école le matin et la maman va au marché avec le chauffeur, chercher de la nourriture pour la famille. Papa va au travail juste en face de la maison, mais voyage aussi à travers le pays visiter les écoles. Il y a un employé à la maison qui doit aider la maman à faire des courses. La maison a une douche, des toilettes un salon, plusieurs chambres et une cuisine  un peu à l'écart. En sortant du salon il y a la veranda qui donne sur l'avant de la maison. L'école primaire est située non loin de la maison. En longeant le chemin devant la maison,  après le manguier  qui fournissait de bons fruits juteux au bord de la route, on arrive dans la belle grande église.

Jean-Paul  arrive au monde alors que Cecile, Alice, Évelyne, Marie-Jacquard, Samuel et Micheline occupent déjà l'espace de la maison de ses parents. Il y a aussi dans la maison, Jacqueline, Ndoumbe, Simon Pierre, Simon (Ta). Le papa de Jean-Paul aidaient ainsi les enfants de ses frères, cousins et cousines car en demeurant chez les Jean-Paul, ils pouvaient gratuitement fréquenter l'école. C'est une nouvelle institution dans le pays. Il y en a qui qui croeint comme le père de Jean-Paul mais d'autres la trouvent pratiquement inutile. Heureusement car si tout le monde jugeait cette institution importante, la maison de Jean-Paul aurait été trop pleine.

La grande soeur de Jean-Paul, Micheline qui a 2 ans, va aller à la gardérie de Kokerville lorsque Jean-Paul -petit bébé-, revient à la maison. Micheline cette grande soeur qui doit protéger le nouveau venu, joue avec des poupées. C'est quelquechose de nouveau dans le pays. On ne connaissait pas ceci avant. Jean-Paul aussi fera face à ce nouvel univers ludique chez les enfants.

 Jean-Paul, dans la génèse de sa vie, fera face déjà à la gestion de plusieurs problématiques et des nouveautés, par rapport à d'autres enfants.
Son père alors, occupait un poste dans la direction des écoles primaires protestantes du Cameroun. Il allait souvent en France et aux États-Unis, collaborer avec les Français et les Américains pour poursuivre l'amélioration du rendement des élèves des écoles primaires protestantes.

Jean-Paul a visité ces pays à travers les histoires de son père, à tavers la radio, les films et la télévision.

Son Papa quand il est né, utilise la Simca (une voiture du temps) et amène toute la famille chercher le charmant deuxième garçon de la famille. Il est vraiment beau et  mignon. Quel beau bébé! s'exclamaient plusieurs.

En 1963, le Cameroun vient tout juste d'avoir son indépendance et la réunification des deux Cameroun l'Oriental où demeure Jean-Paul (francophone) et l'Occidental (anglophone) en 1961. Il faut poursuivre la stabilisation du Pays. Comme Jean-Paul, tout au long de sa vie, poursuivra la stabilisation de la famille, en choisissant de demeurer au village.

Jean-Paul va commencer une belle vie à Yaoundé. C'est un citadin. Il gardera cette identité tout au long de sa vie, en s'habillant très très chic. Il utilisait de cette identité, un langage civilisé en se comportant comme un prince, un prince américain de Dallas, d'où son pseudonume: Dallas.

Sa mère est heureuse de sa venue dans le monde. Pour la féliciter, son mari, le père de Jean-Paul, lui permet de donner à Jean-Paul le nom de son grand père maternel, le père de sa mère: Ngué Otto. Jean-Paul est alors le premier et le seul enfant de la famille, dont le nom ne commence pas par Handy. Il demeurera ainsi spécial tout au long de sa vie dans la famille, l'unique, Dikens, Dallas, JP.

Jean-Paul est alors le petit papa de sa maman. Il sera ainsi le lien qui permettra à sa mère, de se sentir appuyée dans son mariage. La famille Ngué viendra visiter la famille de Jean-Paul. Oui Jean-Paul a bien connu son homonyme.

La famille Ngué, les grands parents maternels de Jean-Paul, se sentiront les bienvenus desormais puisque Alice, la grande soeur de Jean-Paul, porte de nom de la grand mère maternelle de Jean-Paul.
Avec la naissance de Jean-Paul, sa mère qui avait surtout des filles, vient d'avoir un deuxième garçon. Jean-Paul vient de mettre fin à la réthorique, qui accablait sa mère en matière d'accoucher des garçons . Cet évènement va alors consolider son mariage (de sa mère).  Jean-Paul, juste le fait d'exister est déjà à l'oeuvre. 

Il consolide le mariage de sa mère, consolide le lien entre sa famille et ses grads-parents maternels, consolide la présence masculine auprès de ses frères et soeurs. Il faut dire à cet effet que Samuel est le seul garçon de la famille avant son arrivée.

La position de Samuel comme garçon, est alors consolidée par la présence de Jean-Paul. Samuel son frère aîné des garçons n'est plus seul. Mais il faut dire aussi que Samuel doit partager son règne désormais, même s'il y a d'autres cousins masculins dans la maison. Pas de problème, Jean-Paul,  le conciliateur, se met au partage de l'image tout de suite.

Finalement, dans cette période de sa naissance,  Jean-Paul n'a pas dit son dernier mot, car en sortant du ventre de sa mère il y laisse un message que; le prochain enfant sera un garçon. Je le vois bien dire cette blague à sa mère toute émue, qui prie pour accoucher des garçons :  « ne t'inquiète pas maman, tu verras, j'ai laissé dans ton ventre un ange qui t'apportera un garçon la prochaine fois ».
Son voeu de cette blague céleste, fût étrangement  exaucé par le Seigneur Dieu, car après lui, sa mère aura un autre garçon; Augustin, qui sera le dernier garçon du ventre de sa mère.

Jean-Paul a tant aimé sa maman, qu'il la protégeait de toute peine même de celle que sa mort lui aurait infligé. Il décide ainsi de quitter cette terre le 17 décembre 2011, alors que sa maman est en France, où elle se rend annuellement, pour prendre soin de sa santé et visiter ses filles qui y demeurent.









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