Mon cher petit frère
Ngué Handy Jean-Paul Bonaventure
Ngué Handy Jean-Paul Bonaventure
Mon cher petit frère Ngué Handy Jean-Paul Bonaventure,
Le départ d’un frère plus jeune que soi, est un phénomène qui accable,
torture l’âme et le blesse à jamais. La souffrance engendrée, souvent
insoutenable, oblige chacun et chacune à se réfugier dans ses croyances
spirituelles ou personnelles.
Mais, malgré une force intérieure et quelque soit la foi dans sa
religion, la douleur demeure féroce, ébranle, torture, déséquilibre. Je sais
que tu veux nous savoir heureux mais nos corps mortels n’arrivent tout
simplement pas à l’entendre. Le temps et l’évidence implanteront ton souhait. Je te
sais patient, perspicace et compréhensif à cet effet.
L’esprit, de cette expérience, a
une profonde blessure et nécessite que l’on s’y attarde prioritairement.
Conséquemment
des soins sont requis immédiatement. Mais
mon petit frère, toi qui savais si bien guérir les maux de l’âme par ton sens
de l’humour, plusieurs comme moi n’auront plus de soins de la part du docteur
de l’âme que tu étais.
Aujourd’hui, c’est le dernier jour de ton corps au-dessus de cette
terre. Plusieurs sont ici aujourd’hui, le 25 février, pour te dire un dernier
au revoir. Oui je ne suis pas ici physiquement dans cette foule, pour te dire
au revoir. Mais spirituellement, j’y suis. De plus, en regardant le visage
d’Évelyne notre grande soeur toi et moi, qui lit cette missive, il est possible de me voir.
Dans mon espace
de vie en ce moment, je fouille dans ma tête, je vois ton visage et je sais que tu
m’entends. Tu es d’ailleurs ici dans cet espace et je te vois sourire. Également, avec plus d’effort, je t’entendrai même faire des blagues qui feraient rire
tout le monde ici, en ce moment tout de suite.
Dieu a choisi de te rappeler auprès de lui. Pourquoi toi? Je l’ignore
vraiment! Dieu n’a pas l’habitude d’expliquer les raisons de ses décisions :
malheureusement ou heureusement à chacun son discernement.
Jean-Paul, c’est surtout à
Foulassi où nous avons été très proches. Papa travaillait et la maman
s’occupait du foyer. Je me souviens alors de ton dévouement à aider ta maman enceinte. Tu avais un coeur tendre Jean-Paul. Tout le monde t’aimait. Ta
popularité en faisait des jaloux mais tu savais si bien nuancer tout et mettre de la paix autour de toi. Les valeurs
humaines, non seulement tu les connaissais, mais tu les pratiquais. Avec
vigueur, tu défendais si bien ta famille et elle demeure aujourd’hui orpheline
de ta présence et de tes compétences.
Jean-Paul, ton sourire me manquera éternellement. Dans la fleur de
l’âge, la vie nous a séparés en nous empêchant de vivre un quotidien que tu aurais
si bien su embellir.
Lors de notre conversation téléphonique, quelques semaines avant ton départ au paradis, avoir su que c’était
la dernière, je t’aurai gardé plus longtemps. Mais hélas!
Tu n’as pas eu la vie facile Jean-Paul. Toutefois, comme tout humain sur terre, tu as eu des
moments de bonheur et ceux qui étaient moins joyeux. Tu avais heureusement l’intelligence
de demeurer positif dans toute circonstance et ignorer le négatif par ton
humeur ou tout simplement en le repoussant du revers de la main.
Ta nièce Esther ne t’a jamais oublié. Pour elle, le Cameroun c’était
Jean-Paul, Jean-Paul et Jean-Paul, son oncle bien-aimé. Esther te dit Adieu!
Tu laisses des enfants et une femme Séraphine qui marqueront à jamais, ton passage
sur terre.
Esther et moi te disons au revoir mon cher petit frère tant aimé et
pour Esther, son oncle qu'elle aimait tant.
Adieu Jean-Paul!
The prayer de Céline Dion
The prayer de Céline Dion

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